Les raisons de notre opposition

Une menace  pour l’environnement immédiat

Le commissaire enquêteur reconnaît  dans sa conclusion que le choix du site pose un problème environnemental important : «  Il est en zone humide, au-dessus d'une nappe phréatique et en zone naturelle d'intérêts écologiques, faunistiques et floristiques (ZNIEFF) de type 2 dans laquelle la forêt de la Guerche et de la Groie, immédiatement proche, est hautement sensible au feu au regard du Plan départemental de protection des forêts contre l'incendie 2015-2024. »

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Un risque de pollution de la nappe phréatique

    Le projet se situe au sein d’un périmètre de protection d’un captage d’Alimentation en Eau Potable et risque de polluer l’eau potable de trois communes : pollution ponctuelle sur le site lors de la construction et du fait de l’activité, pollution diffuse du fait de l’épandage (quantité et qualité de ce qui sera épandu, lieu d’épandage).

   Le site n’a pas été remis en état. Le  projet ne prévoit pas d’installer un véritable lagunage et de restaurer l’étang comblé partiellement par l’ancien exploitant.

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Un élevage industriel

 

     Les bâtiments, tels qu’ils sont prévus, confinent les 1200 taurillons sur des surfaces trop réduites, dans des bâtiments mal aérés. Le risque sanitaire est amplifié du fait de l’absence de locaux séparés pour la mise en quarantaine à l’arrivée (30 taurillons pas semaine).

      Les taurillons seront engraissés avec les aliments produits par la société Liot Châtellerault et de la paille. La SCEA Les Nauds justifie ce mode d’alimentation en affirmant : « Il n’y a pas d’engraissement de bovins possible à partir de l’herbe. »

      Ce confinement des bovins et ce mode d’alimentation suscitent des doutes sur la qualité de la viande qui sera commercialisée.

     Ce type d’élevage industriel est une  menace pour l’élevage traditionnel utilisant l’herbe des prairies et des aliments produits sur la ferme même.

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Un projet industriel

 

     La société Technique Solaire s’est empressée de déposer sa demande de permis de construire fin  2014 pour bénéficier des tarifs de rachat de l’électricité de l’année 2014. C’est ensuite la SCEA Les Nauds qui a déposé un second permis de construire pour la méthanisation et le compostage, pour afficher une façade agricole au projet, alors que le dossier est de fait porté par la société Liot Châtellerault et la holding LPC.

      Le projet ne comporte aucune indication financière : coût de l’investissement, origine des capitaux, montant des aides publiques.

 

Le manque de considération du personnel

 

    Le dossier de demande d’exploitation ne prévoit que deux salariés pour faire fonctionner l’ensemble du site : élevage de 1200 taurillons, avec un mouvement de 30 taurillons par semaine, méthanisation, production et vente de compost.

    Le dossier énonce des engagements sur les conditions de travail, mais les plans déposés pour le permis de construire ne prévoient pas de locaux pour le personnel !

 

Nuisances pour le voisinage

    Le projet considère qu’il n’y aura aucune conséquence pour le voisinage. Ainsi, concernant les odeurs, il est écrit qu’elles ne pourront pas se répandre, du fait de la localisation. C’est la négation de ce qui s’est passé il y a quelques années sur ce site de compostage : les nuisances étaient si manifestes que l’administration a dû prendre un arrêté de mise en demeure. L’historique du site aurait justifié une attention particulière à cette question, mais le processus de compostage reste indéterminé (hésitation entre plusieurs méthodes), avec des incertitudes sur le compost produit.